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Au
yeux des peuples d’Orient, les gâteaux et sucreries sont
bienfaisantes.
Ils peuvent rendre les écoliers dociles et
les filles gentilles, promettent de belles aventures aux hommes célibataires,
adoucissent le caractère des demoiselles envers la famille de leur futur époux.
Les choses douces apportent le bonheur, la fortune et la santé.
Toute grand-mère arabe vous dira de manger
du miel pour soigner votre mal, quel qu’il soit. Les dattes, les figues, les
amandes, le lait caillé, les oeufs, les céréales, en somme tous les composants
des pâtisseries, sont sources de fécondité, de purification, de bonheur et de
prospérité.
Les aliments sucrés apportent la baraka,
c’est à dire la chance et la joie.
C’est pourquoi ils sont intégrés dans des
rituels magiques ou religieux, et consommés en abondance du temps des fêtes qui
rythment les grands passages d’une vie et perpétuent la cohésion sociale du
groupe.
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Les patisseries
orientales se conservent bien et peuvent être transportées facilement. Les
fruits secs, le miel et les céréales venant dans leur composition ont une
qualité nutritive certaine.
On comprend pourquoi ce sont des aliments
très prisés dans des sociétés nomades ou rurales.
Les gens de la ville et ceux qui habitent
aujourd’hui en Europe restent souvent persuadés du pouvoir bénéfique des
pâtisseries, d’où l’importance des rituels d’hospitalité, de l’offrande et du
partage avec son voisinage, au quotidien, et particulièrement au moment des
fêtes
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